De quoi dépend la vie pour se développer ? Tel est l’objet des recherches de Jérôme Gaillardet, professeur de sciences de la Terre à l’institut de Physique du Globe de Paris et membre de l’institut Universitaire de France, venu rencontrer les étudiants du cycle Croire & Comprendre Laudato Si‘. Spécialiste de la « zone critique », soit la pellicule à la surface de la terre où la vie est possible, il évoque avec eux son parcours de chercheur et les enjeux de son travail.
Se rendre sensible à la Terre

Inspiré notamment par le philosophe anthropologue Bruno Latour, Jérôme Gaillardet plaide pour une recherche pluridisciplinaire. Science et théologie peuvent ainsi trouver une complémentarité. « Avec la théologie, je découvre des points communs dans l’étude du rapport de l’homme au monde. Par exemple, notre époque où tout s’accélère pense parfois avoir aboli le temps et l’espace. L’Eglise catholique œuvre pour une respatialisation, une reterritorialisation, avec notamment la notion de paroisse comme unité territoriale. C’est un aspect où une rencontre est possible avec les scientifiques. ‘Tout est lié’. C’est une erreur de penser l’homme indépendamment de la nature. »
Encourager la participation active des étudiants

En parallèle des cours, les rencontres avec des chercheurs de tous horizons leur permettent de s’approprier concrètement les dernières avancées en matière de découvertes scientifiques. Aucune question n’est taboue. Ainsi, l’entretien commence toujours du côté des étudiants, qui réagissent sur l’intitulé de la rencontre. Un parti pris qui donne le ton à un échange libre et direct, et favorise la participation active des étudiants.
