Homélie pour la messe de fin d’année du Centre Sèvres 5 juin 2015 – Henri Laux sj

Jésus disait : « Comment les scribes disent-ils que le Messie est fils de David ? » (Mc 12, 35-37)

Les scribes avaient essayé de mettre Jésus en difficulté, mais ils avaient été pris à leur propre piège. Alors maintenant ils se taisent ; c’est Jésus qui est en position d’autorité dans le Temple. Et si son propos peut nous paraître compliqué, c’est qu’en n réalité il argumente à la manière d’un rabbin ; il veut montrer que la qualité de Messie est supérieure au fait d’être de la lignée de David.

Quel apport du christianisme dans l’espace public ?

Mardi d’Éthique publique

Mardi 2 juin 2015 de 19h15 à 21h

en partenariat avec la revue « Études » et les Semaines sociales de France

A l’heure où les débats sur la laïcité se multiplient et attisent des oppositions, le christianisme est interrogé de toute part.
Doit-il se replier dans la sphère privée ou a-t-il des ressources à faire valoir dans l’espace public ?
N’a-t-il pas quelque chose à dire, qui puisse aider la société à progresser dans le sens de la justice, du respect mutuel, voire de la fraternité ?
En somme, comment la foi chrétienne peut-elle éclairer notre quotidien ?
Et comment va-t-elle stimuler notre capacité à imaginer le monde et son avenir ?
Tout cela, en s’inscrivant avec justesse dans le débat démocratique…

Cette soirée s’inscrit dans la perspective de la session 2015 des Semaines sociales de France: Religions et cultures, ressources pour imaginer le monde, les 2, 3 et 4 octobre à Paris à la Maison de l’UNESCO

« Les conditions d’une vie spirituelle et politique authentique », Véronique Albanel, « Christus », avril 2015

L’Esprit ne peut se manifester et être reconnu, en ce lieu politique, qu’à certaines conditions, au premier rang desquelles figure la rencontre authentique. La « culture de la rencontre » sans peur ni préjugé, si chère au pape François, est une condition essentielle. Et la rencontre n’est digne de ce nom que « lorsque la parole et l’acte ne divorcent pas, lorsque les mots ne sont pas vides, ni les actes brutaux, lorsque les mots ne servent pas à voiler des intentions mais à révéler des réalités, lorsque les actes ne servent pas à violer et détruire mais à établir des relations et créer des réalités nouvelles ».

« L’espérance ou l’ouverture de l’avenir », Geneviève Comeau, « Christus », avril 2015

L’espérance n’est pas au bout d’une argumentation, d’un raisonnement. Les « raisons d’espérer » ne suffisent pas pour vivre dans l’espérance. Et, inversement, bien des gens vivent dans l’espérance alors que les raisons d’espérer semblent leur faire complètement défaut ! Au fond, la source de l’espérance n’est pas un calcul de probabilités. Sinon, il vaudrait mieux dire « escompter », ou « supputer », plutôt qu’ « espérer ».

Parution de trois nouveaux Médiasèvres

« Les jésuites aujourd’hui », « Entrer dans le Royaume. Une invitation dérangeante à vivre autrement » et « Le Pape François aux prises avec la réforme de l’Eglise »

« Pour un renouveau de l’Eglise en Europe », Cardinal Reinhard Marx, « Etudes », mars 2015

« Je reconnais avoir quelques interrogations sur le concept de « nouvelle évangélisation ». Il pourrait être confondu avec le modèle d’une reconquista spirituelle, comme s’il s’agissait de regagner un terrain perdu. En fait, il ne s’agit pas de restauration ou de répétition de ce qui fut autrefois, mais d’un nouveau départ, d’une nouvelle naissance, dans une situation nouvelle. Il ne s’agit pas non plus simplement d’un problème de communication, qui signifierait que, si nous avions davantage de personnes, de moyens financiers et de présence médiatique, nous pourrions atteindre l’objectif. En revanche, je peux très bien accepter l’idée si parler de « nouvelle évangélisation » signifie que nous sommes, non seulement en Europe, mais partout dans le monde, dans une situation nouvelle pour la foi, et que nous devons y répondre avec une pensée renouvelée. Il s’agit d’une démarche qui se déploie à travers toute l’histoire de l’Eglise. […]

Sur le livre de Farhad Khosrokhavar, « Radicalisation »

Ce livre est probablement l’un des meilleurs qui soit pour aider à comprendre les phénomènes de radicalisation que connaissent nos sociétés, notamment à travers l’islamisme. A la différence de tant d’ouvrages suscités par les événements de janvier 2015 à Paris et écrits dans une précipitation toute commerciale, celui-ci fut publié fin 2014… L’auteur, directeur de recherches à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, sociologue et philosophe de formation, nous livre une analyse informée à la fois par une parfaite connaissance des études disponibles et par ses propres enquêtes de terrain, ainsi celles effectuées dans les prisons auprès de jeunes détenus musulmans.