Penser l’ouverture des frontières…

Dans un contexte mondial converti à l’économie libérale, il est difficile d’entraver la mobilité des personnes alors que tous les autres facteurs circulent. Il est illusoire de penser que la migration, lente et continue, à laquelle nous assistons va s’arrêter. Les raisons du départ persistent et le retour, quand il existe, n’est pas une solution de court ou moyen terme aux migrations. Celles-ci sont un facteur de développement humain et le développement génère plus de mobilité dans un monde appelé à être de plus en plus urbain.

Chantal Amiot – Une vie simple – « Chemin de présence », Revue Christus oct. 2014

Fatigués par un monde trop complexe, nous rêvons souvent de simplicité comme d’un matin nouveau, analogue à celui que nous donne la nature. Celle-ci ne nous offre-t-elle pas dans sa spontanéité comme une germination souterraine qui porte à la lumière le neuf d’un jour renouvelé ? Mais à quelles conditions ce vœu de simplicité peut-il être légitime ? Car il pourrait bien être un leurre, une manière de nous protéger du réel en nous laissant séduire par le fantasme d’un bonheur immédiat sans confrontation avec la dureté du monde.

A l’occasion de l’anniversaire du rétablissement de la Compagnie de Jésus…

Le Pape François s’est rendu en l’église du Gesu à Rome le 27 septembre 2014 ; voici la conclusion de son homélie :

« En 1814, lors du rétablissement, les jésuites étaient un petit troupeau, une « minima Societas » qui cependant, après l’épreuve de la croix, se savait investie de la grande mission de porter la lumière de l’Evangile jusqu’aux confins de la terre. C’est bien ainsi que nous devons nous percevoir aujourd’hui, c’est-à-dire : en sortie, en mission. L’identité du jésuite est celle d’un homme qui adore Dieu seul, aime et sert ses frères, montrant par l’exemple non seulement en quoi il croit, mais aussi en quoi il espère et qui est Celui en qui il a placé sa confiance (cf. 2 Tm 1,12). Le jésuite veut être un compagnon de Jésus, un homme qui a les mêmes sentiments que Jésus.

Sur un livre récent, « Médecin catholique, pourquoi je pratique l’euthanasie ». L’analyse de Patrick Verspieren, membre du département Ethique biomédicale du Centre Sèvres : « Se laisser embarquer dans l’euthanasie, au risque de s’y habituer. »

« Le titre de l’ouvrage du Dr Corinne Van Oost sonne comme une provocation. Ce n’est cependant pas un plaidoyer en faveur de l’euthanasie, déclare l’auteur dans l’interview accordé à « La Croix » ; le titre aurait pu être : « Le risque de l’euthanasie ». Il aurait favorisé une autre lecture. Des raisons commerciales ont sans doute contribué à imposer un titre plus racoleur.

Lire des philosophes au Centre Sèvres

Tout au long de l’année, la Faculté de philosophie du Centre Sèvres propose des cours permettant de lire un grand nombre de philosophes : de les « lire », en effet, de les comprendre en profondeur, de ne pas se contenter d’un panorama superficiel… De l’Antiquité à aujourd’hui, des Classiques à ceux de l’époque contemporaine, tous nous interrogent sur ce qui fait l’essentiel de la vie personnelle et de la vie en société. Les enseignants sont là pour guider une lecture, pour introduire à l’apport propre de chacun des ces maîtres à penser.

Parlez-vous latin, grec, hébreu, ou le chinois moderne ?

Dès la rentrée, le 29 septembre, le Centre Sèvres vous propose des cours d’initiation ou de perfectionnement.

Alors que les langues anciennes sont de moins en moins enseignées en France, il est vital pour la culture de les fréquenter : le latin, pour la tradition théologique, patristique, philosophique ; le grec biblique et l’hébreu biblique pour la connaissance des Écritures ; ou encore le grec patristique pour redécouvrir les origines de la pensée chrétienne.

Sans oublier le chinois, dont l’importance aujourd’hui est évidente : enseigné dans le cadre de l’Institut Ricci, il ouvre largement sur la Chine contemporaine.

CHAUTY Erwan

Enseignant invité.   Jésuite, ingénieur de formation, licence canonique en théologie, licence canonique en exégèse biblique de l’Institut Biblique Pontifical, doctorant en exégèse biblique (Livre de Jérémie)

Les jésuites aujourd’hui. Août 1814 – octobre 2014. Un anniversaire, un événement au Centre Sèvres

Il y a maintenant deux siècles, le 7 août 1814, que le Pape Pie VII rétablissait la Compagnie de Jésus. Celle-ci avait été supprimée en 1773 pour des raisons complexes, largement marquées par la pression des puissances politiques européennes.

Le Centre Sèvres entend donc revenir sur ce passé pour l’éclairer, les 10 octobre au soir et 11 octobre prochains. Mais, à cette occasion, il proposera avant tout de parler de l’identité jésuite : une identité à rencontrer à travers ses manières de faire, ici et partout dans le monde.