Robert Scholtus : l’Évangile dans le geste de la salutation…

Le christianisme, en tant qu’Évangile, est un acte de communication. Bonne Nouvelle du Salut, il ne l’est que dans un geste de salutation comme le suggère au seuil de l’Évangile la salutation de l’ange à Marie. Il est parole adressée, parole transmise et en cela même il est déjà promesse de salut, car tant qu’il y a la parole, il ne peut y avoir d’enfer, de huis-clos absolu. « Saluer autrui, dit Levinas, c’est déjà répondre de lui. » Quand ils se saluent et rendent ainsi le monde commun, les hommes « se sauvent ».

La liberté du chrétien, par Edouard Pousset, jésuite

Dieu nous a créés par bonté ; mais Dieu n’a pas créé un mendiant : il a créé un prince, un être capable de nouer avec lui un rapport de justice. Dieu se le devait à lui-même et il le devait aussi à sa créature. […]
Dieu a créé l’homme par bonté, de telle sorte que la créature – l’homme dans l’univers – devienne le chemin pour aller à Dieu. Car Dieu est la fin de l’homme. Pas plus qu’aucune des trois personnes divines n’a son centre en elle-même, mais dans les autres, puisque chacune se définit comme relation aux deux autres, la créature n’a son centre en elle-même ; elle l’a dans un autre qui est Dieu. Dieu est la fin de la créature, mais la créature est elle-même le chemin pour aller à Dieu : ainsi, choisir Dieu, c’est en même temps choisir pour soi-même, et choisir pour soi-même est choisir Dieu. Tel est l’ordre posé par la bonté du Créateur.

Le Pape François : « Se laisser chercher et rencontrer par Dieu »

« Si quelqu’un dit qu’il a rencontré Dieu avec une totale certitude et qu’il n’y a aucune marge d’incertitude, c’est que quelque chose ne va pas. C’est pour moi une clé importante. Si quelqu’un a la réponse à toutes les questions, c’est la preuve que Dieu n’est pas avec lui, que c’est un faux prophète qui utilise la religion à son profit. Les grands guides du peuple de Dieu, comme Moïse, ont toujours laissé un espace au doute. Si l’on doit laisser de l’espace au Seigneur, et non à nos certitudes, c’est qu’il faut être humble. L’incertitude se rencontre dans tout vrai discernement qui est ouvert à la confirmation de la consolation spirituelle. »

Avec la rentrée qui s’annonce, réfléchir à un projet de formation…

Après les interruptions de l’été, le Centre Sèvres est heureux de reprendre contact avec vous et de vous souhaiter tout le meilleur pour les mois qui viennent !

A cette époque de l’année, temps de projets nouveaux, on s’interroge souvent sur l’intérêt de suivre un cours ou l’autre, voire une formation plus complète. Une formation, mais laquelle ?

Connaissez-vous le département Esthétique du Centre Sèvres ?

Ses enseignements portent sur la poésie et la littérature, la peinture, la musique, le cinéma. Ils prennent pour objet d’étude les œuvres elles-mêmes. La pédagogie cherche à donner le goût de fréquenter les œuvres d’art, de les interroger et de se laisser interroger par elles.

Au-delà des thèmes ou des circonstances de création des œuvres, c’est l’art, comme manière de se rapporter au monde et d’ouvrir un chemin de Sagesse qui rencontre chacun et peut nourrir sa recherche…